Chimie et développement durable : 56 semaines par an.
Le développement durable ? « Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (Commission mondiale sur l’environnement et le développement). Une définition que l’industrie chimique applique depuis nombreuses années, sans attendre la Semaine du Développement Durable. La tête dans le futur, mais les pieds dans le présent, l’industrie chimique s’investit sur tous les fronts du développement durable : ressources humaines, environnement et préservation économique des ressources.
Le Responsible Care® du développement durable avec un temps d’avance
Indépendamment des normes et des dispositions réglementaires qui lui sont imposées, l’industrie chimique mondiale a mis en place un code de bonne conduite il y a tout juste 20 ans.
Celui-ci s’appuie sur des principes de bonnes pratiques et de systèmes de management. Par exemple, l’industrie chimique travaille sans cesse à limiter l’impact de ses produits tout au long de leur cycle de vie, depuis leur conception en laboratoire jusqu’à leur devenir après usage, que ce soit au niveau de la santé, de la sécurité ou de l’environnement. Elle implique dans cette démarche tous les intervenants, des sous-traitants aux transporteurs, les distributeurs, les clients et, de façon générale, tous ceux qui sont appelés à utiliser, manipuler ou transformer des produits.
Protéger les hommes et les femmes dans l’entreprise
Sur le terrain, certains industriels ont trouvé comment associer les impératifs économiques de l’usine et la responsabilité sociale de l’entreprise : l’une d’entre a ainsi installé sur son site quatre robots dernière génération qui facilite le travail des collaborateurs.
Ces robots remplissent, bouchent, étiquètent et emballent automatiquement les récipients d’insecticides, de fongicides ou de produits de traitement des semences formulés et conditionnés par l’usine. Les opérateurs interviennent encore mais pour charger les bouteilles, alimenter les lignes et surveiller pour intervenir en cas d’erreur. Résultat pour les salariés : moins de fatigue, moins de bruit, moins de port de charges lourdes.
Accueillir les personnes handicapées
Une autre application du développement durable sous l’angle social montre que les industriels de la chimie vont plus loin que les obligations réglementaires. Une usine de produits phytopharmaceutiques et de protection des jardins emploie des personnes handicapées depuis plus de 25 ans.
En saison, de novembre à avril, l’effectif des travailleurs handicapés peut atteindre 25 personnes. Soit, pour une entreprise de 300 personnes, une proportion bien supérieure à l’obligation légale. Un atelier de conditionnement pour des tâches manuelles a été spécialement créé, dans lequel travaillent ensemble des personnes avec et sans handicap. Les salariés handicapés sont encadrés par des éducateurs formés et ne sont jamais en contact direct avec les produits chimiques eux-mêmes. Ils participent également à la vie de l’usine : déjeuners au réfectoire avec les autres employés, invitation à la cérémonie des vœux, pratique du sport …
Changer les modes de transport
Le développement durable, c’est aussi chercher à protéger l’environnement par de bonnes pratiques quotidiennes. Une entreprise spécialisée dans les engrais azotés a choisi de développer le transport de ses produits par péniche, plus respectueux de l’environnement que le transport routier.
Le transport par péniche a représenté 24 % des volumes en 2007-2008. 125 000 tonnes d’engrais ont ainsi été transportées par voie navigable, l’équivalent de 5 000 camions.
Trouver de nouvelles sources d’énergie
Certains sites chimiques cherchent des solutions plus économiques et durables pour répondre à leurs besoins en énergie. Une entreprise d’Aquitaine a ainsi relié son site par pipeline incinérateurs voisins. Cette solution lui fournit 12 à 15% de ses besoins en énergie et lui permet de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 000 tonnes/an. D’autres entreprises de la chimie optent pour la valorisation de la biomasse à partir de laquelle elles produisent vapeur et électricité.
Diminuer et traiter les rejets
En raison de la nature parfois sensible des composants qu’elle utilise, l’industrie chimique a toujours porté une attention particulière au traitement de ses rejets. 18 % de ses investissements ont été consacrés à la protection de l’environnement et à la maîtrise des risques en 2007. Et ses émissions de gaz à effet de serre on diminué de 45% entre 1990 et 2006. Elle a aussi réduit de 52% ses rejets de métaux lourds dans l’eau entre 1998 et 2006, et de 56 % ceux de phosphore (responsable de l’eutrophisation de l’eau) Pour obtenir de tels résultats, l’industrie chimique a installé des solutions d’épuration de fumées d’usine, de traitement d’effluents et de nettoyage de sites anciens.
Etre un moteur de développement durable
Dans tous les secteurs d’activité, l’industrie chimique intervient pour donner aux professionnels les techniques les plus poussées. Dans le secteur automobile par exemple, elle aide à réaliser des voitures plus légères et moins polluantes. Dans le secteur du bâtiment, elle multiplie les solutions pour améliorer l’isolation thermique des constructions. Dans le secteur agricole , elle participe activement au développement de l’agriculture raisonnée. Enfin, elle trouve des solutions pour donner aux habitants des pays qui en manquent l’accès à l’eau douce . Autant de solutions existantes – et en devenir – qui mettent l’industrie chimique au cœur du développement durable.











