Des vêtements "smart" qui nous simplifient la vie
Qui n’a jamais jeté avec dépit son pull de laine préféré après que celui-ci soit malencontreusement passé dans le lave-linge ? Regretté que le polo soit encore humide alors qu’il aurait été parfait pour ce soir ? Relégué son T-shirt de marque au rayon des vêtements de bricolage, parce qu’il a perdu toutes ses couleurs ? Même si elles possèdent de multiples qualités, les fibres naturelles végétales (coton, lin) ou animales (laine, soie) présentent quelques inconvénients.
Le synthétique, c’est plus pratique …
Les fibres artificielles en ont profité pour investir le marché. La viscose tirée d’un traitement chimique de la cellulose du bois
est présentée dès 1884 comme un substitut de la soie, économique et résistant. Puis, apparaissent les fibres synthétiques, issues du pétrole : le polyester (tergal et dacron), le polyamide (nylon) inventé en 1938, suivis de l’élasthanne, ou encore de l’aramide, fibre très résistante, qui sert par exemple à fabriquer les gilets par-balles.
… et surtout très performant
Si le coton garde une place privilégiée dans l’industrie textile et les vêtements communs, les fibres synthétiques sont quant à elles devenues incontournables sur le marché des « textiles techniques ».
Certains d’entre eux sont désormais courants, notamment les textiles à la fois imperméables et respirants. Les microfibres utilisées alors sont quatre fois plus fines que des microfibres standard, et vingt fois plus fines qu’un cheveu. Elles permettent ainsi de tisser des étoffes très denses qui laissent s’échapper les molécules de vapeur d’eau de la transpiration mais bloquent les gouttes d’eau plus volumineuses.
Les sportifs, grands consommateurs de textiles techniques
Le tissu imperméable peut également recourir à la matière plastique, alternative plus économique. Celle-ci, écrasée et transformée en fine membrane percée de milliards de trous, présente les mêmes avantages que les microfibres. Ce souci de protéger les sportifs se retrouve également dans les textiles anti-UV, grâce à l’intégration de particules en céramique. Une solution adaptée pour les surfeurs ou véliplanchistes ?
Il existe également, pour tous les sportifs, des vêtements fabriqués à partir d’une
nouvelle fibre à base de polyamide qui favorisent une meilleure régulation de la température du corps et activent la microcirculation du sang. Ils diminuent l’accumulation d’acide lactique, à l’origine de la fatigue musculaire. Ces fibres permettent également le traitement de la cellulite, avec une amélioration de la tonicité de la peau de l’ordre de 8 %.
Des vêtements beauté et minceur
Vous connaissez les collants drainants, les foulards parfumés… Mais comment ça marche ? Réponse : grâce à la micro-encapsulation. Elle consiste à enfermer des micro-gouttelettes de produits actifs à l’intérieur de petites capsules que l’on fixe sur le textile. Plusieurs techniques sont utilisées : les microcapsules libèrent progressivement le produit qu’elles contiennent, système privilégié pour diffuser des parfums. Autre solution, les capsules cassent quand le vêtement est porté et libèrent alors leur contenu en une fois. C’est ainsi que fonctionnent les vêtements amincissants, hydratants ou relaxants. Enfin, certaines capsules ne s’ouvrent pas du tout. Le produit actif reste emprisonné de manière permanente. Cette technique est utilisée pour la fabrication de textiles dont la couleur varie avec la température ou avec la lumière. Les microcapsules peuvent se fixer sur la soie, le coton ou une fibre synthétique.
Ainsi, certains textiles à usage cosmétique intègrent-ils des produits comme le jojoba ou de l’Aloe Vera pour hydrater le corps. D’autres comprennent des composés comme le Rhodysterol ou l’huile de maïs, aux propriétés drainantes ou amincissantes. A savoir pourtant, les produits actifs disparaissent au bout d’une dizaine de lavages. Autant donc les choisir également pour leur allure.
Des fibres durables

Les textiles synthétiques sont plus écologiques qu’on ne l’imagine. C’est le cas des fibres en PET (polyéthylène téréphtalate) qui sont entièrement produites à partir de bouteilles de plastique recyclées et permettent la fabrication des laines polaires. En fin de vie, les textiles synthétiques peuvent à leur tour être recyclés ; par exemple dans le bâtiment ou l’industrie automobile, comme feutres d’isolation thermique et acoustique.











