Nanotechnologies - le débat
Le 15 octobre s’ouvre le premier débat public sur « les options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies », mis en place par la Commission Nationale du débat Public (CNDP) à la demande du ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEDDM) et des autres ministres concernés. Ce débat était une volonté du Grenelle de l’Environnement.
Organisés par une Commission particulière du débat public (CPDP) mandatée par la CNDP, les débat se dérouleront dans 17 villes de France métropolitaine jusqu’au 24 février 2010.
Concernés de près par le sujet, car producteurs ou utilisateurs de nanomatériaux, les industriels de la chimie participent au débat, en région mais aussi sur le site du débat public, www.debatpublic-nano.org avec la publication d’un cahier d’acteur. Celui-ci est rédigé par l’Union des Industries Chimiques (UIC), syndicat professionnel qui représente plus de 1300 établissements de l’industrie chimique en France.

Nanotechnologies, nanomatériaux, nanoparticules : de quoi parle-t-on ?
Le terme « nanotechnologies » couvre l’ensemble des études, techniques et procédés qui agissent à l’échelle du nanomètre, c’est-à-dire du milliardième de mètre. Il recouvre toute une chaîne de producteurs et d’utilisateurs engagés au bénéfice de l’innovation. Les industriels de la chimie interviennent dans l’univers des nanotechnologies en tant que producteurs de nanoparticules et de nanomatériaux, substances pour lesquelles la dimension nanométrique confère des propriétés pouvant être différentes de celles de l’échelle micrométrique.
Pour un partage facilité et accéléré des connaissances
A ce jour, la connaissance des risques est encore limitée et ne permet pas de se déterminer avec certitude sur la toxicité de certaines nanoparticules. Cependant, de très nombreuses données existent pour les substances déjà présentes sur le marché (silice précipitée, dioxyde de titane, argile...).
Si les inquiétudes sont légitimes, l’appréciation des dangers et des risques doit donc se faire au cas par cas. En effet, le risque varie en fonction du danger intrinsèque de la substance (toxicité, dimension, forme, degré d’agglomération, composition, solubilité, etc.) et du mode d’exposition (par inhalation, voie digestive ou contact cutané).
Les industriels de la chimie considèrent donc que la recherche sur les nanomatériaux doit être accélérée pour dégager un consensus scientifique et surtout disposer plus rapidement du recul en matière d’impact sanitaire et environnemental.
Pour la mise en place d’un cadre réglementaire évolutif et adaptés aux différents cas de figure
On ne doit pas faire d’amalgame entre tous les nanomatériaux. Le cadre réglementaire souhaité doit permettre de traiter les sujets au cas par cas. Le dioxyde de titane par exemple, sur lequel on dispose de dizaines d’années de recul, ne doit pas être traité au même titre que des nanoparticules élaborées plus récemment et pour lesquelles le recul est différent. Ce cadre doit aussi être évolutif pour prendre en compte l’avancée des connaissances et concilier ainsi maîtrise des risques, responsabilité et innovation.
Une opportunité de développement et un levier de compétitivité pour les entreprises
Le développement et la production de nanomatériaux représentent l’une des voies de développement et de compétitivité des industriels de la chimie en France, au service de l’ensemble des secteurs industriels, (ex. automobile, bâtiment, cosmétique, pharmacie, textile, etc.).
Une compétition mondiale forte est déjà engagée dans le développement de ces technologies qui représentent un enjeu majeur pour les industries françaises et européennes.
Pour l’industrie chimique, les nanomatériaux et nanoparticules s’inscrivent dans la continuité des travaux innovants menés pour développer des produits performants sur les plans technique et énergétique.
Des progrès techniques au bénéfice des consommateurs
Dioxyde de titane protégeant des rayons UV, nanotubes de carbone permettant d’alléger et renforcer des articles de sports, nanoparticules d’argent aux propriétés antibactériennes : les nanomatériaux permettent d’améliorer les qualités et l’efficacité des objets de notre quotidien.
Une source de solutions face à changement climatique
Les nanomatériaux contribuent à réduire notre empreinte environnementale puisqu’on les retrouve dans les pneus à basse consommation, les véhicules moins gourmands en énergie, les habitations mieux isolées, les téléphones cellulaires et ordinateurs plus autonomes et moins énergivores.
Les nanotechnologies interviennent de plus en plus dans la dépollution des sols et des eaux, le stockage du CO2 ou encore la production et le stockage d’énergies renouvelables. Au niveau industriel, elles permettent de fabriquer des produits manufacturés en consommant moins d’énergie et de matières premières.
Pour en savoir plus et participer au débat : www.debatpublic-nano.org/
Télécharger le cahier d’acteur de l’Union des Industries Chimiques :












